Pharmacie à domicile
Introduction
Nous avons dans nos armoires à pharmacie des médicaments dont nous ne savons finalement pas grand chose. Dans cet herbier vous retrouverez l’origine de certains médicaments du quotidien mais aussi des plantes qui ont servi de remède à certains maux du quotidien.
Achillée millefeuille
L’Achillée millefeuille ou la Millefeuille (Achillea millefolium L.) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées, cosmopolite dans l’hémisphère Nord. C’est une plante comestible dont on peut utiliser les feuilles (à goût astringent et à faible odeur camphrée et l’une des plantes le plus couramment utilisées en médecine traditionnelle depuis plus de 3 000 ans. Les études phytochimiques des espèces d’Achillea ont montré que ce genre botanique biosynthétise de nombreux composants hautement « bioactifs ». On retrouve cette plante dans des comprimés anti spasmodiques ou des pommades.

Cinchona officinalis
La découverte du Paracétamol
L’usage d’antipyrétiques remonte à l’Antiquité. Il s’agissait alors de préparations à partir de composés naturels d’écorces de cinchona dont dérive la quinine, ou d’écorce de saule, soit du salicylate dont dérive l’aspirine. Ce genre de principe actif est aujourd’hui fabriqué en laboratoire par synthèse chimique et non plus extrait directement de substances naturelles.
Harmon Northrop Morse synthétisa dès 1878 une substance baptisée acétylaminophénol, sans toutefois lui attribuer une quelconque propriété médicale, et c’est seulement presque quatre-vingts ans plus tard qu’elle fut commercialisée comme médicament sous le nom de paracétamol.
En 1886, le professeur Adolf Kussmaul, de l’université de Strasbourg, étudie l’effet antiparasitaire du naphtalène. Ses deux jeunes assistants, Arnold Cahn et Paul Hepp, à court de produit pour leurs expériences, décident de se ravitailler auprès d’un pharmacien de la ville, qui leur fournit par erreur de l’acétanilide. En reprenant leur étude, ils sont intrigués par les effets antipyrétiques qu’ils obtiennent avec ce produit. C’est donc grâce à une erreur providentielle que les propriétés de l’acétanilide contre la fièvre sont découvertes.
En 1893, un médecin allemand, Joseph von Mering compara l’efficacité et la toxicité de ces deux molécules. Selon lui, le paracétamol était beaucoup plus toxique pour le rein que la phénacétine, ce qui ramena le paracétamol aux oubliettes. Or, dans les années cinquante, on observa une augmentation importante de cas d’insuffisance rénale chronique chez les utilisateurs réguliers de phénacétine. Après cela, les recherches reprirent et notamment sur le paracétamol. Ses propriétés antalgiques et antipyrétiques sont confirmées ainsi que sa bonne tolérance pour le rein. La phénacétine est retiré du marché, le paracétamol obtient son autorisation de mise sur le marché en 1955. Cet oubli pendant un demi-siècle s’explique par l’erreur du médecin qui compara l’efficacité des deux molécules en 1893 et par le fait qu’à cette époque les essais cliniques étaient inexistants. Aujourd’hui, grâce à la systématisation des essais cliniques à grande échelle, qui permettent de mettre en évidence les effets indésirables des médicaments, la phénacétine, toxique pour le rein, n’aurait jamais eu l’autorisation pour être commercialisée !

Curcuma
Le curcuma (Curcuma longa) est une espèce de plantes herbacées rhizomateuses vivaces du genre Curcumaeae originaire du sud ou sud-est asiatique. De ses rhizomes, réduits en poudre, est extraite l’épice homonyme de couleur jaune (curry). Le curcuma, ingrédient principal des carry ou curry, est particulièrement présent dans la vie socioculturelle du sous-continent indien, où il est considéré comme une plante exceptionnelle au regard de ses nombreuses propriétés : épice, conservateur de nourriture, agent colorant, cosmétique et médicina. Répandu dans le Sud-Est de l’Asie depuis l’Antiquité, le curcuma fait l’objet de nombreuses études scientifiques dans le monde entier, afin de mieux connaître ses propriétés alimentaires et médicales Le curcuma représente également un enjeu économique pour l’Inde, son premier producteur mondial, ainsi que pour de nombreux autres pays producteurs. On le retrouve dans les comprimés à croquer Billerol utilisés dans le traitement des troubles dyspeptiques et les troubles fonctionnels intestinaux.

Ispaghul/Psyllium
L’Ispaghul, également connu sous le nom de Psyllium, est une plante herbacée de la famille des Plantaginaceae. Il est originaire des régions arides et semi-arides de l’Inde et de l’Iran. Apprécié pour ses propriétés laxatives et ses diverses utilisations en phytothérapie et nutrition, l’Ispaghul est une plante aux multiples vertus. Découvrez ses origines, ses utilisations variées et ses bienfaits remarquables. L’Ispaghul est originaire des régions arides et semi-arides de l’Inde et de l’Iran. Il pousse naturellement dans les sols sablonneux et bien drainés, et est largement cultivé pour ses graines riches en fibres. Elle est principalement reconnue pour ses propriétés laxatives, régulatrices du transit intestinal et hypocholestérolémiantes. En phytothérapie et nutrition, elle est utilisée pour traiter la constipation, améliorer la digestion et réduire le cholestérol sanguin. Les propriétés laxatives de l’Ispaghul aident à augmenter le volume des selles et à stimuler le péristaltisme intestinal, facilitant ainsi l’évacuation des selles. Elle est souvent utilisée pour traiter la constipation chronique et aiguë. Les propriétés régulatrices du transit intestinal de la plante aident à normaliser la fréquence des selles et à prévenir la diarrhée. Elle est utilisée pour traiter les troubles du transit intestinal, tels que le syndrome de l’intestin irritable (SII). Les propriétés hypocholestérolémiantes de cette plante aident à réduire le taux de cholestérol sanguin en liant les acides biliaires et en favorisant leur excrétion. Elle est utilisée pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

Laurier sauce
Laurus nobilis, Laurier noble, le Laurier vrai, Laurier-sauce ou simplement Laurier, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Lauracées. C’est un arbuste à feuillage persistant originaire du bassin méditerranéen. Il est parfois appelé Laurier d’Apollon. En tant que plante aromatique, Laurus nobilis a été utilisée comme plante médicinale traditionnelle, notamment contre les maladies fébriles et le « mauvais air » (anti miasmatique). Les feuilles de laurier figuraient parmi la composition de plantes contenues dans le masque à bec des médecins de peste, avec le thym, le romarin… Les feuilles et les fruits ont des propriétés stomachiques, carminativess, antiseptiques et stimulantes et l’huile extraite des baies est utilisée en usage externe contre les rhumatismes et entrent dans la composition d’onguents et du fameux savon d’Alep. Les principes actifs reconnus les plus importants sont des monoterpènes (comme l’eucalyptol), le limonène, et l’α-pinene qui ont des propriétés antioxydantes, antimicrobiennes et antifongiques). De nombreux métabolites secondaires du laurier-sauce ont des effets répulsifs sur les arthropodes. En huile essentielle, fumigation ou autres extraits, L. nobilis exerce une action répulsive contre Ephestia kuehniella, Rhyzopertha dominica, Tribolium castaneum qui infestent les stocks de céréales ; de même contre Varroa destructor qui parasite les abeilles. Au Maroc, en Algérie et en Tunisie, on frictionne les chevaux avec des feuilles fraîches afin d’en éloigner les mouches. On utilise également la feuille broyée en poudre pour lutter contre les fortes migraines : la poudre est alors prisée. Les feuilles du laurier-sauce contiennent du benzaldéhyde, de la pipéridine et du geraniol à une concentration de 50 ppm ; ces molécules sont toutes trois connues pour leurs qualités de répulsion des insectes. Cependant, elles sont sans effets sur leurs propres parasites (comme le Trizoza alacris (insecte qui transmet la galle botanique)) et les prédateurs de ces parasites (comme Antocoris nemoralis). Il existe un important travail de recherches sur L. nobilis qui intéresse les industries agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Ce domaine reste toutefois à clarifier car il présente encore beaucoup d’inconnues (bases moléculaires de la production d’arômes par la plante, mode d’action, toxicité, mode d’utilisation…).

Lavande
Les lavandes (Lavandula) sont un genre de plante à fleurs de la famille des Lamiaceae, anciennement nommées Labiées. Ce sont des arbrisseaux dicotylédones, aux fleurs le plus souvent mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces très odorantes sont largement utilisées dans toutes les branches de la parfumerie, en particulier le lavandin. Elles poussent surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, à l’exception de Lavandula stoechas, qui préfère les sols siliceux. Toutes les lavandes sont des plantes mellifères, c’est-à-dire très recherchées par les abeilles. L’essence de lavande contient des composants différents selon les espèces, et on y trouve le plus souvent de l’acétate de linalyle, du linalol, du cinéol, du béta-caryophyllène, du β-ocimène, de l’acétate de lavandulyle, du terpinen-4-ol, du β-ocimène, du β-farnésène et du borneol. C’est par ces molécules que la lavande possède des propriétés anxiolytiques, cicatrisantes et antiseptiques. On retrouve principalement de la lavande dans les médicaments anti-anxiolytiques comme le LASEAXAN.

Menthe poivrée
Comme à toutes les menthes, la tradition attribue à la menthe poivrée des propriétés aromatiques, toniques, stomachiques et des propriétés digestives (combattre les lourdeurs, les ballonnements, les gaz).
Les feuilles de la plante, fraîches ou sèches sont utilisées en infusion. L’huile essentielle extraite de la plante par hydrodistillation est utilisée en usage interne.
La plante est utilisée en France, par voie orale (en infusion), dans :
- Le traitement symptomatique de troubles digestifs (ballonnements, lenteur à la digestion, etc.), y compris ceux qui sont attribués à une origine hépatique ;
- Le traitement adjuvant des douleurs liées aux troubles fonctionnels digestifs ;
- Pour faciliter les fonctions d’élimination urinaire et digestive.
En usage local, les médicaments à base de menthe sont utilisés (de fait ce sont généralement des produits à base d’huile essentielle) :
- En cas de prurit, comme adoucissant et comme protecteur (ex. : crevasses, piqûres d’insectes) ;
- En cas de nez bouché, de rhume ;
- Pour l’hygiène buccale, en bain de bouche.
- Comme antalgique dans les affections buccales ou pharyngées (collutoire, pastilles).
- Comme analgésique pour lutter contre les maux de tête.
La Commission Européenne précise qu’en Allemagne la menthe poivrée est utilisée en cas de spasmes de la région gastro-intestinale, de la vésicule et des voies biliaires. Autres utilisations possibles par voie externe de l’huile essentielle : soulager les maux de tête (EMEA), migraines et sinusites, les démangeaisons cutanées, les algies rhumatismales et musculaires (usage reconnu en Allemagne) (se renseigner auprès d’un aromathérapeute, médecin ou pharmacien par précaution car c’est une substance très active).
On la retrouve dans des médicaments comme le COLPERMIN prescrit pour le soulagement symptomatique des spasmes mineurs des voies gastro-intestinales, des flatulences et des douleurs abdominales, en particulier chez les patients qui présentent un syndrome du côlon irritable.
Ményanthe trèfle d’eau
Le Trèfle d’eau ou Ményanthe trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata) est une plante herbacée vivace semi-aquatique de la famille des Ményanthacées. Elle est monotypique dans son genre. C’est une plante stolonifère, aux feuilles à trois folioles entières, émergées, longuement pétiolées, aux fleurs en grappes lâches, à 5 pétales en étoile, à la face dorsale rosée, interne blanchâtre bordée de longs poils blancs. C’est une plante commune dans toute l’Europe, des eaux peu profondes et des marais, en dessous de 1 800 m d’altitude, en Asie et en Amérique du Nord. Elle n’a aucun rapport botanique avec les autres trèfles, plantes de la famille des Fabacées. C’est en 1931 qu’un vétérinaire américain observe un nombre élevé de décès par hémorragie chez les vaches ayant ingéré du trèfle moisi. Lors du moisissement du trèfle, une molécule, le dicoumarol se forme. Cette molécule est un dérivé du coumarol que l’on retrouve dans la fabrication de mort aux rats. Le coumarol est utilisé comme anti vitamine K (avk) pour soigner les thromboses (coagulation excessive du sang dans les veines/artères) Associé avec de l’héparine, des médicaments anticoagulants voient le jour comme le Sintrom.

Ortie dioïque
L’ortie est empiriquement utilisée depuis des millénaires, en médecine traditionnelle humaine et vétérinaire, contre de nombreuses pathologies.
En Occident, depuis l’Antiquité au moins, cette ortie est couramment consommée comme aliment à Rome par exemple, tout comme le lamier blanc, mais est aussi une plante médicinale, notamment considérée comme un puissant hémostatique (pour stopper les saignements).
Cette plante possède une histoire médicinale conséquente qui lui attribue de nombreux bienfaits. D'un point de vue nutritionnel cette plante est particulièrement riche en calcium, magnésium, potassium, silicium et fer.
Ces caractéristiques confèrent à cette plante une haute valeur nutritionnelle, pour un taux de glucides allant de 7,1 à 16,5 % des feuilles fraiches, et une capacité reminéralisante utile en cas d’arthrose et d’ostéoporose et de renforcement du système immunitaire, contre les infections bactériennes et virales. De plus, étant à la fois riche en vitamine C et en fer, elle augmente la biodisponibilité du fer, ce qui la rend doublement intéressante contre l’anémie.
Les actions pharmacologiques finalement reconnues à la Grande ortie sont : antiproliférative, anti-inflammatoire, anti-oxydante, analgésique, anti-ulcéreuse, immunostimulante, anti-infectieuse, hypotensive et protectrice vis-à-vis des maladies cardiovasculaires. La plupart de ses indications revendiquées en médecine traditionnelle ont été confirmées, et de nouvelles propriétés ont été rajoutées. Elle est aussi antidiabétique, surtout via un extrait aqueux. Son activité antibactérienne est démontrée contre E. coli, S. aureus, Bacillus et P. aeruginosa, mais uniquement pour des extraits éthanolïques et méthanoliques de la plante.

Pommiers (Malus)
Le pommier est un genre de plantes à fleurs de la famille des Rosacées. Ce genre comprend une quarantaine d’espèces d’arbres ou d’arbustes dont la plus importante, sur le plan de l’alimentation humaine, est le pommier domestique dont le fruit est la pomme. On connaît aujourd’hui plus de 20 000 variétés sous-espèces et cultivars.
L’écorce de cet arbre contient une molécule s’appelant la phloridzine, d’abord étudiée dans l’optique de l’utiliser dans des traitements de la fonction rénale. Cependant, le destin thérapeutique de la phloridzine dont le potentiel dans le traitement du diabète par l’inhibition de la réabsorption du glucose filtré était d’autant plus prometteur que sa toxicité était faible et qu’elle n’augmentait pas le risque d’hypoglycémie.
On retrouve cette molécule dans le médicament Forxiga prescrit dans le traitement du diabète de type 2.

Giroflier
Le Giroflier ou Girofle (Syzygium aromaticum) est une espèce de plantes à fleurs de la famille "Famille (biologie)" des Myrtaceae et du genre Syzygium. Les girofliers sont des arbres originaires d’Indonésie dont les boutons floraux forment une épice appelée clous de girofle. Le clou de girofle (ou plus exactement son huile) est utilisé par les dentistes. Selon une étude récente (2017) conduite sur le rat de laboratoire, cette huile pourrait aussi atténuer certains effets délétères sur le cerveau d’une coexposition au plomb facteur de saturnisme et au manganèse en période de gestation et de lactation. Le giroflier est l’une des plantes, qui à la suite d’une étude de criblage à haut débit, a été retenue comme candidate potentielle pour produire un possible médicament contre le SARS-CoV-2 (la Covid-19). Le giroflier contient l’ellagitanin tellimagrandine II, un composé ayant une activité contre le virus de l’herpès.

Saule
Le saule Salix est un genre de plantes à fleurs de la famille des Salicacées. Il comprend 360 espèces environ, réparties à travers le monde, principalement dans les zones fraîches et humides des régions tempérées et froides de l’hémisphère nord. Ce sont des arbres, des arbustes ou des arbrisseaux.
l’aspirine :
Tout débute avec l’écorce de saule, ses vertus curatives sont connues au moins depuis l’Antiquité. On a trouvé la mention de décoctions de feuilles de saule dans un papyrus égyptien dès 1550 av. J.-C. (papyrus Ebers). Faisons un bond dans le temps jusqu’en 1824 ans, Bartolomeo Rigatelli utilise un extrait d’écorce de saule comme agent thérapeutique, le dénommant salino amarissimo antifebbrile (sel très amer antipyrétique). L’année suivante le pharmacien chimiste Francesco Fontana (1794-1867) isole l’acide salicylique des feuilles de saules et lui donne le nom de salicina(salicine).
C’est en 1828 que le pharmacologue allemand Johann Andreas Buchner l’extrait de l’écorce du saule. Puis en 1829, Pierre-Joseph Leroux, un pharmacien français, tente, après avoir fait bouillir de la poudre d’écorce de saule blanc dans de l’eau, de concentrer sa préparation ; il en résulte des cristaux solubles qu’il nomme salicyline. Des scientifiques allemands purifient cette substance dont un des dérivés est identifié comme la substance active et est nommé acide salicylique.
Felix Hoffmann, chimiste allemand entre en tant qu’assistant de laboratoire au service des laboratoires Bayer à Elberfeld en 1894. Le 10 août 1897 à Leverkusen, reprenant sous la direction d’Arthur Eichengrün les travaux antérieurs de Gerhardt, il trouve le moyen de synthétiser l’acide acétylsalicylique sous une forme stable utilisable pour des applications médicales.
Commence alors la production industrielle du médicament de l’acide acétylsalicylique par Bayer, qui met au point une nouvelle voie de synthèse de la molécule, et observe que l’acétylation de la molécule rend celle-ci moins irritante pour le tube digestif. Le brevet et la marque de l’Aspirine sont déposés le 6 mars 1899 par la société Bayer sous la dénomination d’Aspirin.
Le mécanisme d’action de la molécule n’est élucidé que bien plus tard. En 1971, John Vane et Priscilla Piper découvrent l’action inhibitrice de l’Aspirine sur les prostaglandines. Vane et les biochimistes suédois Bengt Samuelsson et Sune Karl Bergström sont récompensés par le prix Nobel de médecine en 1982 pour cette découverte.

Sarriette des montagnes
Satureja montana, la sarriette des montagnes, sariette d’hiver ou sarriette vivace, est une espèce de plante à fleurs de la famille des Lamiaceae. C’est un sous-arbrisseau trouvée en Europe et en Asie Occidentale. C’est aussi une plante condimentaire aromatique et médicinale. Elle a pour qualité d’être antibiotique, antiseptique et stimulante.

Spiruline
Spiruline est un nom vernaculaire ambigu en français, pouvant désigner plusieurs espèces différentes de cyanobactéries filamenteuses originaires des eaux chaudes peu profondes et saumâtres de la ceinture intertropicale. Le plus souvent toutefois, en disant « spiruline » les francophones font référence au complément alimentaire produit majoritairement à base d’Arthrospira platensis et d’Arthrospira maxima. Le genre Spirulina existe toujours, mais englobe d’autres cyanobactéries, assez éloignées du point de vue taxinomique et sans valeur alimentaire pour les humains. Souvent prescrit pour lutter contre des carences notamment en alternative pour des protéines non animales. La spiruline est riche en acides gras essentiels, en caroténoïdes, en acides aminés essentiels, en fer, en calcium, en magnésium et en vitamines A, B et E.

Thym
En aromate ou en infusion, c’est un désinfectant des voies digestives souvent utilisé en association avec le romarin et la sauge. Le thym soulage les digestions difficiles. L’infusion de thym peut s’utiliser en bain de bouche en cas d’inflammation des gencives et en gargarisme en cas d’irritation de la gorge ou d’angine. Mais surtout le thym ou des préparations contenant du thym s’utilisent en fumigation pour traiter les rhinites et les sinusites. La Commission E (un conseil consultatif scientifique Allemand) le conseille contre les inflammations de la gorge et des sinus paranasaux, et contre les symptômes de la bronchite et de la coqueluche. Le thym peut aussi être utilisé contre les crises de foie et les maladies du foie.

Primevère
Primula est un genre de fleurs de la famille des Primulacées, nommées vernaculairement les primevères en français. Ce genre, auquel sont désormais rattachés Cortusa, Dionysia et Dodecatheon, comprend 433 espèces réunies en 6 sous-genres et 37 sections, originaires pour l’essentiel d’entre-elles des zones tempérées de l’hémisphère Nord. Les primevères sauvages, Primula elatior et Primula veris, dont les fleurs retombantes se présentent en ombelle au sommet d’une longue tige, sont également connues sous le nom de coucous. Les feuilles (propriétés anti-ecchymotiques), les fleurs séchées et les racines de la primevère officinale (vertus adoucissantes et calmantes : antispasmodique, sédatif, analgésique) entrent dans la composition de mélanges médicinaux (notamment les mélanges pectoraux en raison de leurs propriétés expectorantes).
