Notice À propos
Big pharma

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Introduction

En changeant d’échelle nous nous rendons compte que les médicaments jouent un rôle dans la géopolitique. En effet, d’une part, il y a eu de manière très claire, au fur et à mesure des décennies, un détournement de ce qui était, pourrait-on dire, intellectuellement entendable et envisageable au départ. C’est-à-dire, une industrie qui doit exister pour cette idée vertueuse qu’est l’amélioration de la santé. Il est admis qu’il peut y avoir des profits parce que toute industrie a vocation à faire des profits. Mais, nous constatons au final que l’essentiel des efforts de cette industrie vise à rendre mieux des gens qui vont déjà relativement bien (généralement des pays du nord). Or, si nous regardons au niveau de la détresse mondiale, certaines luttes devraient être ultra-prioritaires. D’autre part, la vision mercantile amène des pays comme l’Inde ou la Chine à adopter des stratégies financières qui bouleversent les dynamiques dans le monde, comme nous avons pû le voir lors de la pandémie de la COVID-19.

Carte du monde

Afrique du Sud, Maroc et Algérie

Ces trois pays possèdent un circuit de création du médicament relativement important, leur permettant de couvrir 70 à 80 % de leurs besoins de médicament et leur procurant une meilleure indépendance.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques des pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Nigéria

Près des trois quarts des médicaments distribués au Nigéria, principale porte d’entrée des contrefaçons asiatiques, ne répondent pas aux normes.

Au Nigéria, les faux médicaments posent de graves problèmes de santé publique, plus que dans n’importe quel autre pays. En 2022, 70% des médicaments distribués dans le pays ne répondaient ainsi pas aux normes ou étaient des contrefaçons, selon la National Primary Healthcare Development Agency, l’agence du gouvernement nigérian chargée des soins de santé.

Une étude de 2024, réalisée par l’université de Bahir Dar et Gondar, montre également que le Nigéria est le pays d’Afrique où circulent le plus de faux antibiotiques, avec 75% de ciprofloxacine et de métronidazole jugés de « qualité inférieure aux exigences médicales ».

L'Agence nationale pour l'administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) a d’ailleurs reconnu, en février 2024, que plus de 50% des certificats de produits pharmaceutiques importés au Nigéria étaient des faux. La vague de faux vaccins contre la Covid-19 en a été une récente illustration, et avait ainsi frappé le pays, peu avant la livraison des premières doses authentiques.

Lagos, la capitale du Nigéria, est le premier port de commerce du golfe de Guinée, faisant du pays la principale porte d’entrée des faux médicaments venant de Chine et d’Inde. De là, ils inondent l’im- portant marché illicite local, mais aussi celui des pays voisins, qui sont le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Togo.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Angola

Le partenariat entre la Chine et l'Angola date des débuts des années 2000. La Chine investit énormément en Angola et notamment dans le secteur de la santé. En effet, l'Angola échange lʼaccès et lʼexploitation de leurs mines ainsi que du pétrole contre des investissements dans leur économie (banque/routes/hôpitaux). La construction dʼinfrastructures ainsi que lʼimportation de médicament font partie des contreparties demandé par lʼAngola.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Zambie

L'accès aux soins en Zambie est compliqué surtout dans les zones rurales. Cette difficulté d'accès couplée à une pauvreté accrue, pousse une grande partie de la population à se tourner vers des solutions accessibles tels que des acteurs privés ou à se fournir sur le marché. Celui-ci est profondément ancré dans les habitudes : nous y trouvons tout et nous pouvons négocier les prix. Cependant ce fonctionnement augmente la quantité de contre-façon.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Kenya

30% des médicaments consommés au Kenya sont fabriqués localement, selon un rapport de la Fédération des fabricants de produits pharmaceutiques d’Afrique de l’Est (FEAPM) datant de 2019. Plusieurs compagnies, comme Dawa, Cosmos ou Regal, y confectionnent des analgésiques, des antibiotiques, des antifongiques, des antitussifs ou des traitements contre le diabète. « La fabrication à échelle locale de médicaments a un fort impact positif sur le développement économique et la santé publique », juge la FEAPM.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Burundi

Le Burundi est un pays qui importe 99% de ses médicaments. Comme beaucoup d’États sur le continent africain, le Burundi est complètement dépendant de pays comme lʼInde et la Chine qui représentent la majorité du marché du médicament sur le continent.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Guinée et Burkina Faso

Les faux médicaments sont le plus souvent vendus dans la rue, sur les marchés. Ceux-ci font partie du quotidien des Africains et bénéficient d’une importante légitimité aux yeux de la population. Divers facteurs économiques et socioculturels expliquent la propension des patients à se tourner vers ces marchés, même pour se soigner. Le premier d’entre eux est la perception, voire le préjugé, d’un prix trop élevé sur le circuit légal. Sans couverture sociale, comme celle qui existe en France, les patients doivent assumer intégra- lement le coût des traitements, ce qui pousse les plus modestes à explorer des alternatives, même si c’est au détriment de la qualité des médicaments, voire de la sécurité des consom- mateurs. Le second facteur est la disponibilité limitée de certains produits dans le circuit légal (pharmacies d’officine, dispensaires, hôpitaux…) et les difficultés d’accès à ces structures de santé, inexistantes ou trop éloignées, accrues par l’insécurité rencontrée dans certaines régions. Troisième facteur : il est culturel en Afrique de l’Ouest de « tout acheter au marché », médicaments compris, en particulier en raison d’une méconnaissance du risque de falsification et de l’illusion que ces produits y seraient moins chers que leurs (supposés) équivalents en officine, dans des pays où le coût représente un facteur déterminant. Pourtant, les faux médicaments vendus sur les marchés ne sont pas toujours moins onéreux que les médicaments de qualité des pharmacies. En revanche, sur le marché, tout se négocie et il est possible de n’acheter que quelques comprimés, alors que les médicaments sont vendus à la boîte dans les pharmacies, afin d’en garantir l’intégrité et la sécurité. « Il faut souligner que les Burkinabè et les Guinéens ne font souvent pas confiance aux génériques, considérés comme des produits médicaux de qualité inférieure, fabriqués uniquement pour les pays africains. Certains préfèrent ainsi acheter des produits de marque sur les marchés illicites plutôt que du paracétamol générique en pharmacie, en dépit d’un prix dix fois inférieur au Burkina Faso et jusqu’à vingt-cinq fois en Guinée »

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Burkina Faso et Guinée

Selon la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), les médicaments illicites, c’est-à-dire falsifiés d’une manière ou d’une autre, représenteraient jusqu’à 80 % du marché officiel en Guinée et au Burkina Faso. L’ampleur du phénomène a incité l’organisation à se pencher sur les mécanismes à l’œuvre derrière le développement de ce trafic, omniprésent en Afrique et atteignant des proportions dramatiques dans ces deux pays. Elle dépeint également les grandes initiatives au service du renforcement de cette lutte.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Côte dʼIvoire

Extrait de l’interview de Dr Frank Yao Médecin généraliste et formateur santé

Avez-vous souvent observé les effets des faux médicaments sur le terrain ?
Franck Yao : En tant que médecin ivoirien, j’ai souvent été confronté au problème des faux médicaments, notamment lorsque j’exerçais au nord-est du pays, auprès des populations parti- culièrement pauvres et démunies. Je réalisais des prescriptions pour des traitements, mais plutôt que de se rendre à l’officine, les gens se tournaient naturellement vers le circuit illégal, pensant économiser un peu d’argent. En réalité, ils ne payaient guère moins cher pour des produits sans effet, dans le meilleur des cas. Je me souviens qu’une mère avait acheté l’équivalent de deux semaines d’antibiothérapie pour son enfant - une durée de traitement exagérée - et avait constaté une aggravation de son état de santé. Il a heureu- sement suffi de 5 jours de vraie médication pour remédier à l’infection. Mais ce n’est pas toujours le cas. J’ai personnellement connu plusieurs décès évitables, pour peu que le malade ne se soit pas tourné vers le circuit illégal et son miroir aux alouettes. Car c’est l’appât du marché de la rue : succomber aux propos de charlatans, qui profitent de la vulnérabilité et la crédulité des malades pour proposer des « solutions miracles », parfois validées par un entourage souvent fictif.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Afrique du Sud, Maroc et Algérie

Ces trois pays possèdent un circuit de création du médicament relativement important leur permettant de couvrir 70 à 80 % de leurs besoins de médicament et leur procurant une meilleure indépendance.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Guinée

Les faux médicaments sont le plus souvent vendus dans la rue, sur les marchés. Ceux-ci font partie du quotidien des Africains et bénéficient d’une importante légitimité aux yeux de la population. Divers facteurs économiques et socioculturels expliquent la propension des patients à se tourner vers ces marchés, même pour se soigner. Le premier d’entre eux est la perception, voire le préjugé, d’un prix trop élevé sur le circuit légal. Sans couverture sociale, comme celle qui existe en France, les patients doivent assumer intégra- lement le coût des traitements, ce qui pousse les plus modestes à explorer des alternatives, même si c’est au détriment de la qualité des médicaments, voire de la sécurité des consom- mateurs. Le second facteur est la disponibilité limitée de certains produits dans le circuit légal (pharmacies d’officine, dispensaires, hôpitaux…) et les difficultés d’accès à ces structures de santé, inexistantes ou trop éloignées, accrues par l’insécurité rencontrée dans certaines régions. Troisième facteur : il est culturel en Afrique de l’Ouest de « tout acheter au marché », médicaments compris, en particulier en raison d’une méconnaissance du risque de falsification et de l’illusion que ces produits y seraient moins chers que leurs (supposés) équivalents en officine, dans des pays où le coût représente un facteur déterminant. Pourtant, les faux médicaments vendus sur les marchés ne sont pas toujours moins onéreux que les médicaments de qualité des pharmacies. En revanche, sur le marché, tout se négocie et il est possible de n’acheter que quelques comprimés, alors que les médicaments sont vendus à la boîte dans les pharmacies, afin d’en garantir l’intégrité et la sécurité. « Il faut souligner que les Burkinabè et les Guinéens ne font souvent pas confiance aux génériques, considérés comme des produits médicaux de qualité inférieure, fabriqués uniquement pour les pays africains. Certains préfèrent ainsi acheter des produits de marque sur les marchés illicites plutôt que du paracétamol générique en pharmacie, en dépit d’un prix dix fois inférieur au Burkina Faso et jusqu’à vingt-cinq fois en Guinée »

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

Afrique du Sud, Maroc et Algérie

Ces trois pays possèdent un circuit de création du médicament relativement important leur permettant de couvrir 70 à 80 % de leurs besoins de médicament et leur procurant une meilleure indépendance.

Continent Africain

La production de médicament est inégalement répartie dans le monde. Ainsi, le continent africain n’en produit que 3%, alors que 95% des médicaments consommés en Afrique sont importés.

Cependant, cette situation diffère considérablement selon les pays.
Bien que la production mondiale soit importante et diversifiée, elle est souvent mal adaptée à la réalité africaine. En effet, les traitements sont surtout développés pour les marchés occidentaux solvables et rentables. Peu de dépenses de R&D (recherche et développement) sont consacrées aux pathologies endémiques aux pays africains.

Ainsi, selon OXFAM France, sur un total de 163 médicaments entre 1999 et 2004, seules trois nouvelles molécules innovantes, ciblant des maladies qui affectent les pays tropicaux, ont été mises sur le marché.

France et Espagne

Entre 2013 et 2025, la France et l’Espagne ont suivi des trajectoires parallèles dans leur rapport aux antidépresseurs. L’usage de ces médicaments est devenu un phénomène de société, à la croisée du médical et du social. En France, la prescription s’est institutionnalisée dans la pratique du médecin généraliste ; en Espagne, elle s’est démocratisée à grande vitesse, portée par l’évolution des mentalités et le renforcement du suivi communautaire.

La pandémie de Covid-19 a marqué un point de bascule, transformant un usage déjà important en phénomène structurel. Depuis, les chiffres se stabilisent à un niveau inédit, signe que les antidépresseurs font désormais partie du quotidien thérapeutique européen. Les différences de sexe, d’âge et de contexte socio-économique demeurent, mais elles s’inscrivent dans un cadre général de banalisation du traitement chimique de la souffrance psychique. L’enjeu pour les années à venir ne sera plus de réduire mécaniquement la consommation, mais d’en repenser le sens. Il s’agira de mieux cibler les prescriptions, d’accompagner le sevrage quand il est nécessaire et de replacer la relation humaine au cœur de la santé mentale.

L’évolution des chiffres ne dit pas seulement combien nous consommons d’antidépresseurs; elle raconte aussi comment une société choisit de prendre soin d’elle-même.

États-Unis

La crise des opioïdes, débutée aux États-Unis dans les années 2010, a causé plus de 727 000 décès entre 1999 et 2022, réduisant l’espérance de vie de 0,67 an en 2022. Elle a été amplifiée par Purdue Pharma, qui a commercialisé l’OxyContin dès 1996 en minimisant son risque addictif.

Une lettre de 1980 du New England Journal of Medicine a été largement et abusivement citée pour soutenir cette thèse. Purdue a promu agressivement son médicament auprès des médecins généralistes, favorisant une prescription massive. L’évolution de cette crise se divise en trois phases : d’abord une hausse des décès liés aux opioïdes prescrits, puis une augmentation des overdoses d’héroïne dès 2010 et, enfin, à partir de 2013, une explosion des décès dus au fentanyl de synthèse.

La crise, initialement concentrée chez les populations blanches aisées, touche désormais les populations racisées et défavorisées. Depuis 2015, les restrictions sur les prescriptions d’opioïdes ont entraîné un basculement vers des opioïdes illicites. Si la crise reste majeure aux États-Unis et au Canada, l’Europe, bien que connaissant une augmentation de la consommation d’opioïdes, présente une situation contrastée.

En France, la hausse de l’usage de l’oxycodone et du tramadol inquiète les autorités. Pour lutter contre cette crise, des recommandations de la HAS incitent à évaluer le risque de mésusage lors de l’introduction ou du renouvellement et à limiter le recours aux doses élevées. L’OMS déconseille désormais l’usage des opioïdes dans certaines pathologies comme la lombalgie chronique.

Espagne et France

Entre 2013 et 2025, la France et l’Espagne ont suivi des trajectoires parallèles dans leur rapport aux antidépresseurs. L’usage de ces médicaments est devenu un phénomène de société, à la croisée du médical et du social. En France, la prescription s’est institutionnalisée dans la pratique du médecin généraliste ; en Espagne, elle s’est démocratisée à grande vitesse, portée par l’évolution des mentalités et le renforcement du suivi communautaire.

La pandémie de Covid-19 a marqué un point de bascule, transformant un usage déjà important en phénomène structurel. Depuis, les chiffres se stabilisent à un niveau inédit, signe que les antidépresseurs font désormais partie du quotidien thérapeutique européen. Les différences de sexe, d’âge et de contexte socio-économique demeurent, mais elles s’inscrivent dans un cadre général de banalisation du traitement chimique de la souffrance psychique. L’enjeu pour les années à venir ne sera plus de réduire mécaniquement la consommation, mais d’en repenser le sens. Il s’agira de mieux cibler les prescriptions, d’accompagner le sevrage quand il est nécessaire et de replacer la relation humaine au cœur de la santé mentale.

L’évolution des chiffres ne dit pas seulement combien nous consommons d’antidépresseurs; elle raconte aussi comment une société choisit de prendre soin d’elle-même.

Inde

Les États-Unis sont le premier pays de destination pour les exportations indiennes de produits pharmaceutiques (35,3% des exportations indiennes), mais les produits indiens ne représentent que 6% des importations pharmaceutiques des États-Unis. En revanche, l’Inde représente plus d’un tiers, voire de la moitié, des importations de produits pharmaceutiques dans de nombreux pays précaires, notamment en Afrique.

Accès à différentes cartes des importations de médicament indien

Chine

D’une manière générale selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) : 75% des contrefaçons mondiales des médicaments sont originaires de Chine et d’Inde, et la moitié de ces produits transiterait par Dubaï pour masquer leur origine.