La poursuite du « développement » a favorisé la boucherie sur le continent africain. La notion selon laquelle la voie du développement empruntée par les autres est celle que nous devons suivre est essentiellement impérialiste et utilisée pour justifier le colonialisme, le néocolonialisme et le néolibéralisme. Le fait que cette idée perdure témoigne de la résilience de l’accumulation capitaliste primitive. Les forces qui sous-tendent ces phénomènes promeuvent aujourd’hui l’asservissement de la nature et l’intronisation de la guerre menée avec des armes ultramodernes.
Le développement, dans le modèle linéaire gravé par le Nord global, est une idée truquée qui classe les nations en pays développés et sous-développés. Le développement suggère la croissance, l’expansion, l’élargissement et la propagation, des idées sans lien avec le sens de la justice ou de l’équité, ni avec les limites écologiques d’une planète finie.