Habituellement, j’ai la volonté de placer une dimension humoristique dans mes productions afin d’apporter un moment de légèreté dans la vie des spectateurs.
Afin de contrebalancer quelque chose qui pourrait s’apparenter à seulement de l’humour et donc à un monde de « Bisounours », j’ai donc décidé de reproduire un univers post-apocalyptique où humour et survie se répondent.
Ce nouveau monde, qui est quelque peu morbide, est pour rappeler la franchise « The Last of Us » de Neil Druckmann, un jeu vidéo que j’ai adoré de par l’histoire qui nous questionne sur la frontière entre le bien et le mal, mais également cet aspect de « Mère Nature » qui reprend le contrôle sur les villes et sur la vie des êtres humains.
« The Last of Us » prend place des années après que l'infection par cordyceps a ravagé les États-Unis ; désormais, les infectés et les impitoyables factions en place représentent une menace constante pour les survivants. Le cordyceps est un champignon qui prend possession du cortex cérébral et qui entraîne une folie cannibale chez les êtres vivants infectés. Ils peuvent l’être par morsure d’un autre infecté ou par la respiration de spores.
Pour représenter cet univers dans mon site interactif, je compte redessiner des paysages de villes détruites présents dans le jeu et utiliser des logiciels de retouches pour retravailler les silhouettes des monstres pour les placer par-dessus les fonds quand cela sera nécessaire. Les panneaux de narration apparaîtront au centre de l’écran avec un style minimaliste afin de ne pas encombrer le décor. De plus, l’utilisateur sera en caméra subjective, il n’y aura pas le visuel du joueur pour avoir un personnage non-genré.
Enfin, nous prendrons donc possession de ce personnage fictif qui devra faire des choix dans sa quête de survie pour se rendre vers la « Terre Verte », un lieu où le virus ne se serait pas encore propagé et où les ressources seraient abondantes. Mais pour cela il faudra faire confiance à son instinct.