Depuis 2015, Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage, diplômés de l’ENSCI, se positionnent en tant que duo design-art : leur approche inédite s’appuie alternativement ou simultanément autant sur des objets de design que sur des installations interactives ou des scénographies.
Nés respectivement en 1987 et en 1986, Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage, artisans et explorateurs, revendiquent un rapport expérimental basé sur les procédés artisanaux et scientifiques : encres conductrices ; pyrotechnie ; fabrication du papier ; impression ; dynamiques de l’air, de l’eau, du sable et de la fumée, etc… Entre design d’objet, graphisme et arts plastiques, ils élaborent un univers poétique à partir de matières simples et fragiles, affirmant une certaine « utilité de l’inutile ».
Au fil des productions, leur curiosité les incite à explorer plusieurs technologies du quotidien, s’intéressant à plusieurs systèmes physiques, à des mécanismes souvent invisibles qui sont ici au travail derrière le monde numérique, tout autant qu’à une sensibilité graphique, à des usages intuitifs ainsi qu’à une attention portée à une économie de moyens qui, préférentiellement, ne surenchérit pas avec d’ultérieurs dispositifs.
Ils proposent ainsi des dispositifs d’accrochage, de présentation et d’exploration, accessibles, destiné à rendre perceptibles des phénomènes de tous ordres – ils ont notamment souvent recours aux techniques issues de l’impression pour plastiquer de manière surprenante, ludique un monde partagé.
Leur travail a été exposé en France et à l’international, notamment dans des lieux tels que La Gaîté Lyrique, le Centre Pompidou, le MAD à Paris et Bordeaux, le Design Museum Holon, la Triennale di Milano, le Design Museum Gent, ou le MUDAC, mais fait aussi partie des acquisitions du Centre national des arts plastiques (CNAP).
5 x 5,5 x 2,5m
Bois, carton, électronique, moteurs
Vidéo de 7:11 min.
Des ruses aux rails, des astuces intelligentes aux images fugaces.
Une fois interdit, *photophonie* – l’art de photographier avec un téléphone – est devenu une partie du paysage muséal. Les écrans se multiplient, les selfies remplissent l’espace, et les œuvres d’art circulent bien avant qu’elles ne soient vraiment vues.
Avec Astuces et pistes, nous embrassons ce paradoxe. L'installation est conçue pour le téléphone lui-même: c'est le visiteur, l'explorateur, le conteur.Ce que vous découvrez est un monde en coulisses d'illusions de fortune, de théâtres miniatures et d'appareils ludiques. Contre la marée d’images générées par l’IA, nous récupérons la magie du physique: l’ingéniosité des tours, leur matérialité fragile, et les premiers enchantements du théâtre et du cinéma.
Commandé par Le Bel Ordinaire Pau.
Bois, cordes, poulies
(4x4x2m)
Grâce à un système de poulie faisant écho aux effets visuels de l’engin de démarrage, une douzaine de formes colorées – suspendues comme si elles germaient de la verdure – jaillissent magiquement à la vie. À chaque geste du passant, ils s'entremêlent ou se chevauchent, le promeneur devenant le marionnettiste de scènes fugaces révélées à tous les spectateurs.
Commandé par le Château de Fontainebleau pour l’exposition Grandeur Nature II (05/2025 > 09/2025), Panneau Panache se souvient ludiquement du premier feu d’artifice jamais vu en France, tenu dans les jardins du château de Fontainebleau en 1606.
Bois teinté, roulement
(2x1x1,5m)
Cockpit est une micro-architecture animée par des bébés qui ont mis en mouvement une centaine de mécanismes fixés aux murs.
C'est une structure à deux faces, comme un théâtre de marionnettes couplé à un tableau de bord, où les parents deviennent spectateurs des animations générées involontairement ou non par leurs enfants, d'un côté ou de l'autre de la capsule.
Commandé par Milles Formes, Centre Pompidou
5 photos
(50 x 61 cm)
giclée print sur Hahnemühle Photorag
édition de 25
1 vidéo (01:26s)
Série de 5 dessins de fumée créés sans moteurs, électronique, images générées par ordinateur ou intelligence artificielle.
Initié à la main, le système conserve son énergie grâce à un ensemble d’équilibres, de poids et de poulies. L'idée était de confronter le chaos et l'imprévisibilité de la fumée, et d'essayer de la "programmer" du mieux que nous pouvions.