Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage sont tous deux diplômé·e·s de l’ENSCI et travaillent en duo depuis 2015.
À cheval entre le design et l’art visuel, leur association produit une approche singulière traversant plusieurs champs tels que le jouet, l’installation interactive, l’objet ou la scénographie.
Ces dernières années, il·elle·s ont observé, manipulé et expérimenté les technologies qui nous entourent. Leurs sensibilités graphiques, leurs goûts pour les usages intuitifs et leurs attachements à une économie de moyen les conduisent à créer une réalité physique à la fois surprenante et accessible par tous.
En tirant parti des moyens du monde de l’impression, il·elle·s imaginent des dispositifs interactifs pour donner à voir des phénomènes qui peuvent sembler complexes.
Bricoleurs, inventeurs, explorateurs… les artistes Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage, nés respectivement en 1987 et 1986, cultivent depuis leurs débuts une approche expérimentale nourrie de curiosité pour les procédés scientifiques et artisanaux : impression, pyrotechnie, encres conductrices, fabrication du papier ou encore dynamiques de l’eau, du sable et de la fumée, ou comme ici de l’air et du tissu. Entre design d’objet, graphisme et arts plastiques, le duo crée un univers poétique et ludique à partir de matériaux simples et fragiles, et revendique une certaine « utilité de l’inutile ».
Ainsi, lorsque Voûtes et volutes est activée, on croirait voir des rubans de gymnastique rythmique et sportive, du linge dans la brise ou encore la Danse serpentine de la chorégraphe Loïe Fuller (1862–1928) ; comme un ballet mécanique en écho aux œuvres en mouvement de Jean Tinguely présentées dans l’exposition « Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten ».
Pourtant, malgré l’apparente simplicité de ces mouvements poétiques et aériens répétés à l'infini, le duo aura dû faire face à de nombreux défis techniques. Pour les relever ? Leur formule habituelle : intuition, expérimentation et une bonne dose d’imagination. Rencontre avec un couple d’artistes-bricoleurs profondément attachés à la dimension sensible, critique et joyeuse du design contemporain.
Le duo Marion Pinaffo (né en 1987, FR) et Raphaël Pluvinage (né en 1986, FR) travaillent ensemble depuis 2015. Depuis quatre ans, ils observent, manipulent et expérimentent les technologies qui nous entourent. Guidés par la curiosité et l’intuition, ils analysent les systèmes physiques et les formes qui fonctionnent en arrière-plan du monde virtuel et explorent les interactions qui peuvent avoir lieu entre la logique mathématique des automates et la sensibilité créative humaine.
Leur sens graphique, leur proclivité pour des usages intuitifs et leur dévouement pour les systèmes économiques les conduisent à créer une réalité physique exceptionnelle qui peut néanmoins être partagée par tous. Ils conceptualisent et créent des objets, des systèmes et des procédures simples pour visualiser des réalités complexes et cachées. Leur travail est tout à fait sans précédent; ils inventent ses formes matérielles une à une, à mesure que des champs d'enquête se présentent et se développent.
Leur travail avait été exposé à l'international: Gaité Lyrique (FR), Centre Pompidou (FR), Mad Paris (FR), Madd Bordeaux (FR), Design Museum Holon (IL), Triennale di Milano (IT), Gent Design Museum (BE), MUDAC (FR) et fait partie du Centre national de la collection Arts plastiques (CNAP).
5 x 5,5 x 2,5m
Bois, carton, électronique, moteurs
Vidéo de 7:11 min.
Des ruses aux rails, des astuces intelligentes aux images fugaces.
Une fois interdit, *photophonie* – l’art de photographier avec un téléphone – est devenu une partie du paysage muséal. Les écrans se multiplient, les selfies remplissent l’espace, et les œuvres d’art circulent bien avant qu’elles ne soient vraiment vues.
Avec Astuces et pistes, nous embrassons ce paradoxe. L'installation est conçue pour le téléphone lui-même: c'est le visiteur, l'explorateur, le conteur.Ce que vous découvrez est un monde en coulisses d'illusions de fortune, de théâtres miniatures et d'appareils ludiques. Contre la marée d’images générées par l’IA, nous récupérons la magie du physique: l’ingéniosité des tours, leur matérialité fragile, et les premiers enchantements du théâtre et du cinéma.
Commandé par Le Bel Ordinaire Pau.
Bois, cordes, poulies
(4x4x2m)
Grâce à un système de poulie faisant écho aux effets visuels de l’engin de démarrage, une douzaine de formes colorées – suspendues comme si elles germaient de la verdure – jaillissent magiquement à la vie. À chaque geste du passant, ils s'entremêlent ou se chevauchent, le promeneur devenant le marionnettiste de scènes fugaces révélées à tous les spectateurs.
Commandé par le Château de Fontainebleau pour l’exposition Grandeur Nature II (05/2025 > 09/2025), Panneau Panache se souvient ludiquement du premier feu d’artifice jamais vu en France, tenu dans les jardins du château de Fontainebleau en 1606.
Bois teinté, roulement
(2x1x1,5m)
Cockpit est une micro-architecture animée par des bébés qui ont mis en mouvement une centaine de mécanismes fixés aux murs.
C'est une structure à deux faces, comme un théâtre de marionnettes couplé à un tableau de bord, où les parents deviennent spectateurs des animations générées involontairement ou non par leurs enfants, d'un côté ou de l'autre de la capsule.
Commandé par Milles Formes, Centre Pompidou
5 photos
(50 x 61 cm)
giclée print sur Hahnemühle Photorag
édition de 25
1 vidéo (01:26s)
Série de 5 dessins de fumée créés sans moteurs, électronique, images générées par ordinateur ou intelligence artificielle.
Initié à la main, le système conserve son énergie grâce à un ensemble d’équilibres, de poids et de poulies. L'idée était de confronter le chaos et l'imprévisibilité de la fumée, et d'essayer de la "programmer" du mieux que nous pouvions.